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Foire aux Questions - VAccination coronavirus

   

Les vaccins contre le Coronavirus proposés en Belgique sont-ils efficaces ?
La Belgique a commandé plusieurs types de vaccins : pour tous les vaccins commandés les résultats sont excellents pour éviter la forme grave de la Covid19 (plus de 98 % de protection). Concernant la forme bénigne de la maladie, celle-ci est évitée dans un très grand pourcentage de cas, allant de 70 % à 97 %, selon les vaccins. Cela laisse penser que si tous les Belges se vaccinaient, il n’y aurait plus que quelques personnes gravement atteintes dans nos hôpitaux et un nombre réduit de cas bénins (une forme de grippe légère)…

La sécurité des vaccins contre le Coronavirus proposés en Belgique est-elle suffisante ? sécurité des vaccins contre le

L’Europe et les USA se sont dotés d’une règlementation très stricte au sujet de la mise sur le marché des médicaments et des vaccins. Malgré l’urgence, aucune règle de sécurité n’a été négligée dans la mise au point des vaccins. Les vérifications habituelles ont été effectuées. Plus de 40.000 personnes ont reçu un vaccin dans la phase de test, aucun problème majeur n’a été identifié.
Si la mise sur le marché a été très rapide, c’est parce que les firmes pharmaceutiques ont pris le risque commercial de commencer la production avant les autorisations officielles. Les excellents résultats des études leur ont donné raison d’avoir pris ce risque.

Quel est le coût du vaccin ?
La Belgique a décidé de fournir gratuitement toutes les doses de vaccin.
Pour les personnes inscrites au Centre médical des Carrières, l’acte de vaccination n’occasionnera donc aucun frais, comme c’est déjà le cas pour une consultation médicale ou un soin infirmier.

La vaccination est-elle obligatoire ?
Dans les pays d’Europe, il existera une liberté de se vacciner ou pas.
On évoque toutefois la possibilité de devoir fournir une preuve de vaccination pour voyager (compagnies d’aviation) ou pour entrer dans certains pays (passeport vaccinal, comme pour la fièvre jaune).
Une autre question est l’obligation morale d’être vacciné pour occuper une fonction en contact avec le public : professions d’aide et de soins, enseignement,…

Quelle sera la durée de la protection offerte par le vaccin ?
Les premières études montrent que les vaccins induisent une immunité assez importante, parfois plus importante que celle induite par la maladie elle-même.
On peut donc espérer que le vaccin soit efficace longtemps. Mais cela dépendra de la capacité du virus à se transformer : on appelle cela une mutation.
Les observations disponibles depuis la survenue des premiers cas de Covid en Chine avaient montré que le Coronavirus SARS19 a un pouvoir de mutation peu important. Malgré cela, des variants apparaissent mais fort heureusement les vaccins semblent rester actuellement efficaces contre ceux-ci : le monde scientifique sera attentif à suivre l'efficacité des vaccins et à éventuellement les modifier si l'évolution le nécessitait.
N’oublions pas que le virus de la grippe est, quant à lui, doté d’un pouvoir de mutation élevé ce qui nous impose une vaccination annuelle. Et nous acceptons aisément cette contrainte…

Existe-t-il un risque d’attraper la Covid à cause du vaccin ?
Tous les vaccins sont construits sur base d’un précurseur d’une protéine du virus ou éventuellement d'un fragmant du virus responsable de la Covid19. Aucun vaccin ne contient donc un Coronavirus complet ou atténué : il est donc impossible que la vaccination provoque la maladie liée à ce dernier.

Les femmes enceintes ou en projet de grossesse peuvent-elles recevoir le vaccin ?

Les premières études n'ont pas concerné de femmes enceintes (ou en projet de grossesse). En conséquence, la vaccination ne pourra pas les concerner dans un premier temp, qui si la balance bénéfice/risque de la vaccination penche en faveur de cette dernière (à voir au cas par cas avec son médecin). Même si rien ne laisse penser que les vaccins proposés en Europe constituent un quelconque danger, il faudra attendre plusieurs mois avant d'avoir des éléments scientifiques neufs qui pourraient remettre en question cette position prudente.

Les enfants peuvent-ils recevoir le vaccin ?
Les premières études ont concerné des personnes de plus de 16 ans. Les enfants ne seront donc pas concernés par les campagnes vaccinales de début 2021. Ils ne constituent d’ailleurs pas une population à risque de développer une forme grave de Covid19. Le monde scientifique répondra à la question de la vaccination des enfants dans les prochaines années.

Les dernières phases de vaccination concerneront vraisemblablement les personnes de plus de 16 ans ou de plus de 18 ans, exemptes de maladie chronique.

Plusieurs doses seront-elles nécessaires ?
Tous les types de vaccins actuellement acceptés en Europe demanderont deux injections, avec un intervalle de 3 ou 4 semaines (selon le vaccin).

 

J’ai déjà développé la Covid lors de la première vague ou de la seconde vague, dois-je me faire vacciner ?
Lorsque vous avez développé la Covid19, votre organisme a peut-être produit des anticorps qui empêcheraient une seconde infection. Rien de certain toutefois… et si vous êtes porteur d’anticorps, la durée de leur efficacité n’est pas encore connue. La survenue de variants pose également la question de savoir si une infection antérieure protégera contre une autre vague d'infections.
A l'heure actuelle, les Autorités sanitaires conseillent dès lors la vaccination à toutes les personnes de plus de 16 ou 18 ans (selon un ordre de priorité précis), sans chercher à distinguer celles qui n’ont jamais fait la maladie et celles qui l’ont déjà développée.

Dans certains pays, il serait demandé aux personnes qui ont développé la Covid récemment (moins de 4 à 8 mois) de laisser la priorité de vaccination aux personnes qui présentent un risque plus important d'ëtre atteintes.

Quand pourrai-je me faire vacciner ?
Un ordre de priorité a été établi : il s’appuie sur la notion de risque lié à la Covid. Les personnes pour qui la maladie comporte un risque élevé, pour elles ou pour la société seront prioritaires.
Les personnes vivant en Maison de repos et le personnel soignant devraient être vaccinés en janvier et février 2021. Les personnes de plus de 65 ans au plus tôt à partir de finfévrier. Les personnes de plus de 45 ans porteuses d’une maladie chronique au plus tôt à partir de mars. Le reste de la population ensuite.
Le rythme de livraison des vaccins nous dira si ce planning peut être respecté, accéléré ou réduit. L’équipe du CSIC vous tiendra informé au mieux.

Que faut-il penser du vaccin russe et des vaccins chinois ?

Nous ne leur accordons aucune confiance en l'absence de publications scientifiques valides.
Les vaccins qui ont obtenu ou qui obtiendront une autorisation de mise sur le marché en Europe auront rempli un cahier des charges très strict : des études approfondies sur plusieurs milliers de volontaires, un suivi très sérieux et contrôlé par des autorités indépendantes, des publications scientifiques qui exposent de manière transparente les résultats des observations,…
A ce jour, les vaccins développés très rapidement en Russie et en Chine n’ont pas respecté ces obligations et procédures européennes : ils n’ont aucune chance d’être commercialisés chez nous.

Où pourrai-je me faire vacciner ?
Une fois décongelés, les vaccins pourront être conservés quelques jours dans des frigos normaux, ce qui permettra d'organiser assez aisément des séances de vaccination. Les premiers vaccins disponibles seront administrés directement dans les maisons de repos et dans les hôpitaux pour les soignants (janvier/février).
Les phases suivantes, celles qui vous concernent majoritairement, s’organiseront probablement dans des Centres de vaccination à déterminer ou à domicile pour les personnes qui ne peuvent aucunement se déplacer.
Notre équipe est mobilisée depuis des mois, elle se prépare à assurer au mieux cette importante mission de vaccination. Nous vous tiendrons informé pied à pied, des possibilités de vaccination. Nous aurons à cœur de respecter scrupuleusement les ordres de priorités établis par les Autorités.

Je vais attendre que les autres soient vaccinés pour me décider

Cette réaction pourrait se comprendre, mais elle ne peut pas se généraliser dans la situation de crise sanitaire que nous connaissons. Pour obtenir une immunité collective, nous devons atteindre un taux de vaccination supérieur à 70%. L'immunité collective peut-être définie comme le moment où le virus ne trouvera plus de nouvelles personnes à contaminer, parce que les gens seront très majoritairement protégés par le vaccin. Si ce taux de 70% n'est pas atteint rapidement, on ne sortira pas de cette crise sanitaire, le virus poursuivra sa circulation. Se vacciner rapidement, c'est participer à un effort collectif.

Dois-je m'attendre à développer une réaction au vaccin ?

Des milliers de « personnes cobayes » ont accepté de recevoir le vaccin en phase de test, pour servir la science et l’Humanité : fort heureusement, aucun problème majeur n’a été observé plus de 7 mois après les premières injections.

Un nombre relativement important de patients qui ont reçu un vaccin contre la Covid19 ont décrit une rougeur ou une sensibilité au site d’injection. D’autres, quelques maux de tête passagers ou des courbatures… mais rien de bien prolongé. Les symptômes ont toujours répondu rapidement à la prise de paracétamol et avaient disparu après 3 jours.

Le Ministère de la Santé israélien qui a organisé une vaccination large et rapide n’a enregistré qu’un très faible pourcentage de réactions locales.

Ne doit-on pas craindre des réactions à long terme liées au  vaccin ?

Le recul actuel n’est que de 7 mois et la réponse à donner à cette question nécessite de se tourner vers les enseignements tirés de « l’Histoire des vaccins » qui a commencé en 1796.

La vaccination a toujours fait peur... mais, à ce jour, on n’a jamais démontré d’effet négatif à long terme, pour aucune des très nombreuses vaccinations proposées à travers le monde depuis plus de deux siècles.

En 1796, lorsque Jenner a procédé à la première vaccination digne de ce nom, des caricaturistes ont illustré le risque de voir une tête de vache pousser sur le site d’injection des volontaires. Il s’agissait d’une « crainte populaire irraisonnée » à l’encontre de ce qui s’est avéré pourtant un grand pas pour l’Humanité.

Depuis lors, on a incriminé les vaccins comme cause de bien des maladies graves : sclérose en plaques, mort subite du nourrisson, autisme,... JAMAIS aucune étude n’a pu confirmer ces allégations. Ces impressions résultaient à chaque fois de coïncidences : on observait les premiers symptômes d’une maladie grave peu de temps après une vaccination mais aucun lien de causalité n’a JAMAIS été démontré sur bases d’études regroupant des milliers de personnes.

Ces rumeurs ont eu et ont encore la peau dure et elles servent encore aujourd’hui le discours des détracteurs de la vaccination alors qu’il n’y a strictement aucun fondement scientifique derrière celles-ci.

Depuis que les vaccins existent, soit depuis 225 ans, les effets secondaires qui ont été observés, l’ont toujours été au maximum dans les 6 semaines suivant leur administration. Le recul avec les vaccins contre la Covid19 est, à ce jour, de plus de 7 mois. Lorsque la majorité des Belges recevront leur seconde injection, il y aura plus d’une année écoulée depuis la première vaccination en phase de test.

En résumé, pour répondre à la question des potentiels effets à long terme du vaccin contre la Covid, il est raisonnable de répondre que le risque est infime, à l’image de ce qui a été observé sur notre planète en deux siècles de vaccinations diverses et compte tenu de la très grande simplicité de la composition du vaccin à mRNA (un brin de mRNA et une enveloppe de lipides). Par contre, les risques de la Covid, eux, sont bien connus : saturation des hôpitaux avec rupture dans la gestion des soins « normaux », 20.000 victimes en  un an en Belgique, soit plus de 10 fois plus que la grippe (qui tue 1000 à 2000 personnes annuellement et contre laquelle la vaccination est recommandée depuis des années). 

Doit-on craindre le syndrome de Guillain-Barré en relation avec la vaccination ?

Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) est une forme de paralysie grave, mais extrêmement rare. C’est une complication connue de diverses infections virales, bactériennes ou parasitaires. Il a également été observé après des vaccinations. Par exemple, dans le cadre de la grippe, le SGB se rencontre très rarement chez des personnes atteintes de la grippe elle-même et, encore beaucoup plus rarement chez quelques vaccinés contre la grippe : la balance bénéfice-risque est donc nettement en faveur du vaccin contre la grippe.

On n'a pas encore observé de syndrome de Guillain-Barré dans les suites de la vaccination contre la Covid mais cela n'est pas impossible qu'il en survienne. Par contre, on a déjà rencontré des SGB liés à la Covid19 elle-même.

Même si quelques cas de syndromes de Guillain-Barré survenaient dans le cadre de la présente campagne de vaccination, la balance bénéficie-risque serait plus que probablement encore nettement en faveur de la vaccination contre le coronavirus.

Ne doit-on pas craindre des  effets secondaires  liés aux adjuvants ?

Les adjuvants sont des éléments « ajoutés » à certains vaccins pour en accroître l’efficacité. Ils ont été incriminés pour d’éventuels effets néfastes à long terme : par exemple, l’aluminium a un temps été suspecté de se concentrer au niveau du cerveau. Rien de cela n’a jamais été démontré, mais les adjuvants ont et gardent mauvaise réputation.

Le débat est vite clos quand il s’agit des vaccins à mRNA : ils ne contiennent aucun adjuvant anciennement utilisé. Ils constituent le prototype du vaccin le plus naturel et le plus dépouillé qu’il soit : un brin de mRNA (molécule dont nos cellules regorgent naturellement) entouré d’une mince enveloppe de graisses (lipides) comme ceux que nous ingurgitons chaque jour. Le mRNA survit à peine quelques heures dans notre organisme car il s’agit d’une molécule extrêmement fragile (ce qui justifie sa conservation à -70 degrés C).

Ne doit-on pas craindre une allergie ?

Le RNA est une substance universellement répandue contre laquelle une allergie n’est pas possible : toutes nos cellules en contiennent.

Les quelques rares cas d’allergie qui se sont déclarés avec les vaccins à mRNA sont probablement liés à une intolérance à l’enveloppe lipidique qui entoure le mRNA. Mais nous parlons ici de très rares personnes qui se connaissent fortement allergiques et à qui le vaccin sera administré sous surveillance plus rapprochée.

Sur les 650.000 premiers vaccinés en Israël, le Ministère de la Santé a comptabilisé 14 réactions allergiques, toutes maîtrisées sur le champ... Statistiquement, cela ferait une seule personne allergique si tous les habitants réunis de Sprimont, Aywaille et Chaudfontaine se faisaient vacciner.

Les procédés de fabrication d’anciens vaccins les rendaient allergisants en raison de la présence de diverses substances (tantôt des traces de protéines de l’œuf, tantôt du latex,…) : les vaccins à mRNA dirigés contre le coronavirus sont exempts de tout cela, ils sont beaucoup moins allergisants. 

Le vaccin peut-il modifier mon patrimoine génétique ?
Il s’agit d’une rumeur, d’une « fake news », comme diraient certains.
Aucun des vaccins qui sont ou seront mis sur le marché européen n’a d’influence sur le patrimoine génétique des patients receveurs : les produits injectés à l’occasion de la vaccination sont éliminés assez rapidement par l’organisme. Ils demeurent une période très limitée dans notre corps, juste le temps de provoquer la production d’anticorps et d’induire une mémoire immunitaire.

Il n'y a donc pas d'atteinte du noyau cellule ni de l'ADN.

Puis-je me faire vacciner si je suis allergique ?
Les personnes présentant des allergies graves doivent interroger leur médecin habituel sur les précautions relatives à la vaccination. Le nombre de personnes concernées est très réduit, l’existence d’une allergie grave étant très rare; comme expliqué plus haut.

Je ne me fais habituellement pas vacciner contre la grippe, dois-je changer d’avis pour le vaccin Covid ?
La grippe est une maladie bien connue. On sait qu’elle occasionne des hospitalisations et des décès supplémentaires chaque année, chez les plus de 65 ans et chez les personnes à risque.
La Covid19 est une affection difficilement comparable à la grippe. Elle atteint gravement des personnes parfois jeunes. Elle occasionne un beaucoup plus grand nombre de décès et les deux vagues que nous avons connues ont eu un effet que la grippe n’a jamais eu : saturer les soins intensifs et les services hospitaliers au point d’empêcher la tenue des soins normaux.
Si certains jugent ne pas devoir être vaccinés contre la grippe, le raisonnement doit être autre alors qu’il s’agit de la Covid19.
En se vaccinant chacun peut contribuer à diminuer la transmission d’un virus qui menace les plus fragiles d’entre nous. Chacun peut aider à réduire le nombre de personnes qui doivent être hospitalisée. C’est en quelque sorte votre participation à un effort collectif pour retrouver la qualité des soins qui caractérise notre pays et aussi une vie sociale normale.

Si je suis fiévreux ou atteint d'une infection le jour de la vaccination, pourrai-je quand même recevoir ma dose vaccinale ?

Le principe qui consiste à ne pas ajouter de la maladie à la maladie sera certainment d'application : si une infection affecte votre système immunitaire à ce moment, le médecin qui supervisera la vaccination vous conseillera vraisemblablement de la post-poser.

Les personnes développant la Covid au moment de se faire vacciner devront postposer leur venue, pour éviter toute propagation.

J'ai encore des questions relatives à la vaccination contre la Covid19. A qui puis-je m'adresser ?

Si votre question porte sur des aspects médicaux personnels, votre médecin habituel est évidemment la personne la plus habilitée à vous apporter une réponse adaptée.

Pour les questions d'ordre plus général, vous pouvez adresser un email à l'adresse vaccincovid19@csic.be : notre équipe vous apportera une réponse dans les meilleurs délais. Cette adresse électronique ne pourra toutefois recevoir et traiter des demandes urgentes.

 

Cette FAQ du CSIC est et sera revue régulièrement - Version du 18 janvier 2021

 
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